Un océan de théosophie

William Q. Judge, L’océan de théosophie, Edition de la Compagnie de théosophie, 2e édition, 1929, in-12, relié.

Reliure

Voici un livre curieusement relié : pour l’étape de la couvrure, l’artisan a utilisé ce qui semble être une matière végétale. A mes yeux, il s’agit de fibres séchées, comme de minces feuilles contrecollées sur les plats en carton. Comment les zébrures brun-sombre ont-elles été obtenues ? Par brûlure au fer ?

Sur le plat supérieur, on voit apparaitre un titre manuscrit sans doute ajouté postérieurement car cette reliure rend le livre totalement muet (dos et plat). Le titre a été écrit en lettres grasses, à l’encre bleu clair, et surligné de trois traits : « L’océan de théosophie ». Tranchefile, gardes et signet sont assortis aux tons bruns qui dominent dans cette reliure.

Mais, me direz-vous, c’est quoi au juste la théosophie ? L’étymologie du mot nous renseigne : il s’agit d’une démarche spirituelle consacrée à la recherche de la « sagesse de Dieu » à travers et, surtout, au-delà toutes les religions du monde (syncrétisme).

Bref, il s’agit d’un ouvrage d’ésotérisme, terme générique, catégorie fourre-tout bien commode pour classer l’inclassable entre religion, occultisme, paranormal, philosophies orientales, astrologie et autres parasciences… Wikipedia vous en dira plus long sur l’auteur et la théosophie.

Envoi

Ce livre comporte un envoi sur une des gardes blanches. Cet envoi à Mme Ravet, ne peut être de l’auteur W. Q. Judge car il est daté de 1940. La signature évoque l’emblème de la société de théosophie.

Enfin, ce livre est « truffé », il contient la carte de visite de l’époux de la lectrice (originaire de Papeete) et un prospectus de la Loge Unie des Théosophes à Tahiti (un prospectus d’aujourd’hui ici).

Extrait 1
Extrait 2

En fait, à la réflexion, en ce début de mois de septembre, alors que la rentrée s’annonce, moi aussi, comme Madame Ravet, j’aimerais bien philosopher à l’ombre des cocotiers, rêver à une vérité universelle, allongé sur une plage de Tahiti. Un peu comme Jacques Brel qui avait tout arrêté pour aller chercher « sa » vérité au large des îles Marquises… Mais, en attendant ce jour, je me contente d’imaginer que c’est un peu de l’eau salée d’une vague de l’océan Pacifique qui a fait se gondoler la page du frontispice.

Frontispice

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