L’annuaire des Pieds-noirs

De nombreux livres modernes traitent de l’ancienne Algérie française et je sais bien, qu’en tant que Français, il est de bon ton de battre sa coulpe lorsqu’on évoque cette ancienne colonie. Mais, comme j’ai du mal à être « mainstream » comme on dit dans les médias, cette semaine, c’est un annuaire d’époque, c’est-à-dire contemporain de la période postcoloniale, qui m’intéressera. Ce livre m’intéresse d’autant plus qu’il me permet de redécouvrir une communauté que les médias français évoquent très peu… car, en ce qui concerne la colonisation du Maghreb, les Français étant considérés comme de coupables esclavagistes, ils ne peuvent être désignés également comme des victimes -ce serait trop complexe à comprendre pour l’opinion publique (voire certains journalistes politisés) et fâcherait les minorités visibles.

Cette communauté qui fut deux fois victime de la décolonisation « à la française » (une fois sur son sol natal, une deuxième en métropole), c’est la communauté des Pieds-noirs.

Pour être plus précis, il s’agit du premier Annuaire national du rapatrié datant de 1967 (5 ans après l’indépendance). Avant de jeter un coup d’œil aux photos qui vont suivre, je conseille à mes rares lecteurs de se rafraîchir la mémoire grâce à la célèbre encyclopédie collaborative en ligne.

L’annuaire commence par plusieurs pages dédiées aux personnalités importantes qui ont marqué l’histoire de la petite communauté Pieds-noirs.



Maréchal Alphonse Juin dit « L’Africain » car il naquit à Bône (ancien département de Constantine en Algérie) en 1888 puis devint général d’armée élevé à la dignité de maréchal de France pour ses hauts faits d’armes pendant les deux guerres mondiales. Proche du Général de Gaulle, il conserva un lien qu’il qualifiait de « charnel » avec son pays natal.

Les sportifs : Marcel Serdan en tête, l’illustre boxeur au destin tragique n’est plus à présenter mais il ne fut pas le seul Français d’Algérie à défendre les couleurs de la France.

Au fil des pages, un bouquiniste digne de ce nom serait-il capable de ne pas retenir Camus ? (Très demandé par nos chalands en ce moment).

Pieds-noirs, comme le Général, le chansonnier et humoriste Christian Vebel (1911-2002) vous a compris !

Je laisse au « gominé » de la photographie précédente toute la responsabilité de ce texte, de cette fable que j’ai sélectionnée pour les lecteurs…

Un exemple de page de l’annuaire.

Timbre français très courant à lépoque.

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